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Bienvenu sur le blog de Major Asse, Grand Prix Africain d'Humor 2007 du Comité de l'Excellence Africaine, spectacles de café théâtre Contact artiste BP 6627 Yaoundé - Cameroun Tel: (00237) 96 37 25 18 Email: asse_major2002@yahoo.fr. Europe manager: Marc Mercier 6, rue de la Vigne 44700 Orvault (France). Tel: 06 28 73 36 62

samedi, septembre 11 2010

Sortie annocée du DVD et du Livre

 

je vous annonce avec beaucoup de plaisir la publication dans quelques jour de mon sketch: Mon blanc à moi! En deux versions: DVD vidéo et en version livre de poche. Je vous laisse ici le préabule. Bonne lecture.

 

Préambule

Le rire est une drogue. Quand on en prend, on rigole à vices déployés. Le rire c’est aussi une transe. Quand elle vous prend la tête, vous tremblez jusqu’à la pointe des pieds ! Je voudrais, au-delà de toutes les théories savantes sur l’écriture comique, pratiquer un art somme toute complexe. Cette modeste pièce a saoulé de rire plus d’un d’entre vous en salle. L’occasion m’est ainsi donner pour vous dire que vos encouragements me vont droit au cœur. Puisque seuls les écrits ne s’envolent pas comme les paroles, j’ai choisis de publier Mon  blanc à moi et « rire pour cacher une envie de pleurer. De rage, de dépit » (Les méduses).  Ce travail, comme tout labeur de l’esprit, porte sans doute en lui-même, les germes de sa propre déchéance. Il faut le reconnaitre. Il appartient donc à chacun de nous de l’enrichir de son expérience personnel au lieu du contraire. Son mérite sera tout de même de s’être érigé en terre vierge ; aucune approche de son genre ne l’ayant jamais précédé dans le paysage comique Camerounais depuis l’époque des pionniers comme Jean Miché Kankan, Essindi Mindja, Kouokam Narcisse et tous ces loups de notre scène du rire.

L’histoire de ce sketch remonte en mars 2009. J’arrive en France en provenance d’une tournée en Espagne au mois de mars. Je séjourne chez Marc Mercier, mon manager à Nantes. Un mordu de l’art camerounais qui vient de créer l’association Essingan pour promouvoir les artistes camerounais dans sa région. Comme c’est un habitué de site de rencontres, il me parle de temps en temps de son expérience. Et quand il va au boulot, je m’en inspire et je note des bouts de phrases. Les deux premiers paragraphes du sketch : Les noirs m’ont déçu et les blancs me montrent le feu ! ont été écris chez lui.

 Quelques jours plus tard, je reprends la route de Barcelone. J’y arrive un jour avant mon vol pour le Cameroun et je passe la nuit chez un ami. Là c’est la totale. Le mec m’amène  visiter quelques bars. Vers une heure du matin, nous revenons dans son appartement. Et là, il me dit : « Major, je vais emmerder une Africaine sur Internet ». Il se met en petite culotte et s’installe devant son ordinateur. Il allume sa webcam et tombe sur une camerounaise. L’échange prend des tournures  chaudes. Et comme dans un film, je vois la fille toute nue, exhibant ses parties intimes dans la webcam. Mon ami espagnol se tord de rire en me faisant remarquer que pour avoir un blanc, ces filles noires « qui croupissent dans la misère » sont prêtes à tout. Je me sens  humilié, blessé au plus profond de moi. Je vais au lit, mais je ne trouve pas le sommeil. Le lendemain, durant le vol de Barcelone à Yaoundé, je pense sans cesse à cette fille et je me dis au plus profond de moi-même : il faut agir, il faut faire quelque chose.

Et une fois au Cameroun, j’entreprends de faire le tour des cybercafés. Pendant trois mois, j’écume ces endroits où les préjugés entre deux races sœurs ont la peau dure. Et au final, ce texte, cette larme de rire qui a coulé, qui coule, qui coulera…

 

L’auteur.

jeudi, juillet 9 2009

a propos de mon nouveau spectacle

Salut dans le rire

Je suis heureux de vous annoncer la tenue de mon festival du 26 au 30 décembre 2009 au Centre Culturel Francis Bebey, à Yaoundé. Plus d'infos sur http://moiquoifestival.skyrock.com. La 4e édition achevée, allez-y feuilleter le rapport!

 

 

Résumé du spectacle.

 

Suite à un une série d’aventures plus ou moins bonnes avec des Blancs qu’elles ont rencontrées dans des sites d’échange sur Internet,  des Africaines (noires) décident enfin de raconter, chacune à sa manière, l’histoire en noir et blanc des rencontres d’amour entre deux races soeurs. Quand les femmes brisent le silence ! Des personnages que Major Assé campent avec succès. Un récit d’événements cocasses où se mêlent mensonges, hypocrisie, tricherie. A travers les mots et les attitudes, on voit bien que les préjugés entre noirs et blancs ont la peau dure en amour

 

extrait:


Bonsoir mes copines, comment non ? Vous ne répondez pas ? Bonsoir mes copines ! Pardon hein, les hommes, enlevez vos voix là dedans, je ne parle qu’aux gens de ma race ! Les hommes sont trop, trop machistes. Ils marchent entre eux, ils mangent entre eux, ils boivent entre eux, et maintenant, ils se marient déjà entre eux ! Où c’est la fin du monde oh ! Mes copines, est-ce que les hommes-hommes font les métis ? Où c’est parce que Jésus est mort célibataire ?

En plus de cela, il  y a un gros noir, musclé comme ça, un certain Fatal Bazouka qui a composé une chanson. Il parait que c »est la langue française qui nous enterre. La plupart des mots français, quand ils sont au masculin, honorent les hommes. Mettez-les au féminin, mes copines, c’est la catastrophe !

Un entraineur est un coach sportif non ? Mais une entraineuse devient une pute ! Un homme à femmes est  un séducteur, mais une femme à hommes devient ne pute ! Mes copines, la langue française nous enterre ! Un chien est un animal à quatre pattes mais une chienne, une pute ! Un cochon est un homme sale mais une cochonne, une pute ! La langue française nous enterre ! Un salop est un sale type, mais une salope, une pute ! Un allumeur allume le gaz mais une allumeuse, au lieu d’allumer le gaz allume plutôt les hommes ! Ce que la langue française nous fait, hé ! Un masseur est un kiné mais une masseuse, une pute ! un maitre est un instituteur mais une maitresse, une pute !

Mes copines, en plus de cela, nos vieilles mamans noires ont épousé nos vieux papas noirs. Et ces vieux couples de noirs-noirs sont restés mariés jusqu’à la mort pour nous accoucher aussi noires-noires, maama ! Quand la malchance vous suit hein ! vivre avec un seul homme pendant plus de trente ans et qui plus est un gros noir comme ça, c’est comme saluer un blanc sans lui faire pssf ! (bisou). Moi je pense que le mariage contemporain entre noirs-noirs c’est l’union diabolique entre un homme forcé et une femme embarrassée ! Et dans l’embarras, un choix est-il définitif ? Non, je vous pose la question.

Mes copines, ce soir ça va se savoir : qu’est-ce qu’un vrai cybercafé ? A quoi servent les caméras dans les ordinateurs des cybercafés ? Comment reconnaitre un vrai blanc sur Internet ? En tous cas, je ne vais pas répondre à la place de mes copines qui ont accepté faire le déplacement ce soir pour venir vous éclaircir sur ce sujet là. C’est un exploit, mes copines. Elles ont abandonnées leurs blancs dans les ordinateurs des cybercafés pour venir répondre à vos questions ce soir. Pardon oh, applaudissez pour mes copines !

Voulez-vous que je vous confie les secrets de quelques unes de mes copines ? il y a l’une d’entre elles qui est trop croyante. Quand elle entrera ici, chaque fois qu’elle dira : alléluia, vous répondrez : amen ! Il y a une autre là qui viendra jouer avec vous. Quand elle dira : passement de jambes, jambement de passe, vous répondrez : bèèèk !

Lumière dans la salle. C’est comment non le gros noir là, mets la lumière dans la salle !

(Elle interpelle ses copines restées dans les coulisses après avoir constaté la présence des blancs dans la salle) Mes copines oh, il y a les blancs dans la salle, dépêchez vous oh, quelqu’un peut trouver sa part d’Internet ici ce soir !

 

Les noirs m’ont déçu et les blancs me montrent le feu !

Ma sœur, donc tu te maries ce soir ! Donc tu as réussi à convaincre le gars d’autrui pour qu’il te mette la bague qui est rare maintenant comme un billet de mille francs en janvier ! Comment tu as fait ? Maama ! Voyez comme elle brille ! S’il te plait ma copine, prête-moi un peu ta jolie robe là de mariée là. On ne sait jamais. Quelqu’un peut trouver sa part de mari ici ce soir. Ma copine, un conseil d’amie, comme tu viens de te marier là, méfie-toi des lycéennes oh ; elles sont plus rapides que Ben Laden. Un seul coup de rein et ton gars fuit la maison ! 

Maama ! Donc tu crois que moi-même je vois claire ? Tu me vois sexy, sexy comme ça comme un serpent totem, tu penses que l’affaire là est simple ? Mon gars vient de me quitter pour une lycéenne. Et moi j’ai décidé que hein, les noirs et moi c’est fini. Je cherche maintenant les blancs ! Mais…ce n’est pas facile hein ma copine, maama ! Les noirs m’ont déçu et les blancs me montrent le feu !

Maama ! Les blancs qui viennent en Afrique n’aiment que des filles bizarres, bizarres ! Il te trouve bien coiffée, il met les doigts dedans : ma poule, j’adore les cheveux au vent ! Maama, les cheveux sont devenus une tempête ! Maama ! Et les blancs d’aujourd’hui ne sont plus comme les blancs d’hier ! Quand celui là t’attrape, maama tout le poisson braisé et la bière que tu as consommés te ressortent par les narines ! C’est comment mon frère ? C’est pour un poisson braisé et deux petits casiers de bières que j’ai consommés ce soir que tu veux me tuer ? Je sens que le jour que tu vas me faire goûter le camembert et le champagne, tu vas seulement m’enterrer !

Mes sœurs, comme vous me voyez bandée, bandée comme ça, comme un poisson braisé, donc vous pensez que c’est simple ! Voici six ans bien comptés que j’ai passé la commande d’un blanc à ma sœur aînée qui vit sur le toit d’une maison à Paris. Elle m’a demandé de me débrouiller avec les noirs. Maama ! Est-ce que les noirs, noirs font les métisses ? Non je vous pose la question ! Maama !

Il y a un gros noir qui a crée un cybercafé dans ce quartier. Monsieur le créateur du cybercafé, je te parle yeux dans les yeux ! Ça c’est même quel camera que tu as placée dans ton cyber ! Maama ! Mon blanc me demande de lui montrer la poitrine,  je lui montre la poitrine, lui il voit le dos ? Maama ! Mon blanc me demande de sourire, je souris, lui il voit une souris ! Mon blanc me demande de me déshabiller, je me déshabille mais il continue à dire : va plus loin ma pute, va plus loin ma pute…donc ma peau-ci est un vêtement que je peux enlever ? En plus qui lui a dit que je m’appelle pute ?

La dernière fois, j’ai oublié de fermer ma boîte e-mail. Une autre connasse comme moi est venue écrire à mon blanc. Ça s’appelle tentative d’enlèvement du blanc d’autrui ! Et c’est plus dangereux qu’un détournement de fonds publics ! Dans des pays sérieux, on te donne d’abord cent ans d’emprisonnement avant de réfléchir ! En plus un cybercafé qui se respecte construit des lupanars, des sortes de chambres où on peut se déshabiller en paix pour son blanc ! Mais chez toi, tout le monde est assis dans la même salle. Maama ! La fille de sa mère est obligée de se déshabiller devant tout le monde ! L’autre jour, dès que j’ai seulement ouvert la fermeture, un gros noir à côté de moi a ouvert ses gros yeux maama ! Donc les noirs ne peuvent pas aussi voir sans regarder ?

Ma copine, heureux mariage. Les noirs m’ont brûlé et les blancs me montrent le feu !

 

Prière d’une infortunée !

Mes copines, avec tant de malchance dans ma vie, je pense qu’il faut louer le seigneur. Alléluia…amen. Louer soit Jésus Christ, à jamais ! Seigneur, n’est-ce pas c’est toi qui a dit que la femme quittera son père et sa mère pour rejoindre les hommes dans la rue ? Seigneur, n’est-ce pas c’est toi qui a dit dans Mathieu 7-7 que : demandez, on vous donnera ? Pourquoi quand les gens me demandent ce que tu m’as donné là, je le leur donne et les mêmes connards m’appellent : pute ? Seigneur, n’est-ce pas c’est toi qui a dit dans Mathieu 7-7, je lis la bible, je vous en prie que : frappez, on vous ouvrira ? Pourquoi quand les gens me frappent là : kok-kok-kok, moi j’ouvre comme ça, les mêmes connards m’appellent : pute ?

Seigneur, un homme politique est venu me voir hier nuit. Il a frappé à la porte centrale : kok-kok-kok, et moi j’ai ouvert les deux battants : awaak ! Il est entré : awokss ! Et j’ai fermé : awass ! Pendant que sa femme et ses enfants ses batards d’enfants l’attendaient à la véranda. Seigneur, ce matin, le connard est passé à la télé pour dire que les filles de rue sont des putes ! Seigneur, donc c’est vrai que tes hommes politiques là, ils naissent bons et leurs couilles les rendent cons ? Seigneur, les hommes politiques sont hypocrites oh. Ils viennent consommer le premier choix dans nos boutiques la nuit et le lendemain matin, ils vont acheter petit déjeuner chez le sénégalais d’en face !

Seigneur, on dit que je bavarde beaucoup mais je suis venu te dire la vérité. Seigneur miséricordieux ou miséricordiable hé ! Seigneur, excuse-moi. Je ne connais pas ton nom ; tu ne m’as jamais montré ton acte de naissance. Alléluia…amen

Tes noirs là sont même comment ? Ils ne savent pas entretenir une femme ? Dans le genre : cinquante mille francs par jour, un million de francs par moi, restaurant par-ci, piscine par-là… celui-là ne te donne l’argent de taxi que quand il t’a déjà épuisé toute la nuit ! Alléluia…amen.

Seigneur, le dernier gars noir que tu m’as envoyé, un vrai salaud ! Un jour il me dit : viens dormir avec moi. J’arrive chez lui, au lieu de dormir avec moi, il veut dormir sur moi. Un autre gros noir m’a dit un autre jour : vient dormir chez moi. J’arrive chez lui. Au lieu de me laisser dormir chez lui, il veut aussi dormir sur moi ! Seigneur, tes noirs là, ils ont un problème de sémantique hein ! Celui-là te dit : on est ensemble le jour qu’il te quitte !

Alléluia…amen. Alléluia…amen…seigneur, toi qui nous a permis de marcher sur les serpents, toi qui nous a permis d’écraser les têtes des scorpions Alléluia…amen, éloigne-moi de tous les gros noirs qui me guettent ! Au nom de ton fils Jésus Christ, j’envoie le feu de l’enfer sur eux ! Le feu de l’enfer ! Alléluia…amen

 

samedi, juin 21 2008

en photo: je suis noir et je n'aime pas le manioc en tournée

Que tous ceux qui m'ont accompagné dans la réalisation de ce one man show trouvent ici l'expression de ma profonde reconnaissance. Je pense à Tonton Gaston pour son texte, à Jean-Claude Awono.

Toute ma considération! ouest france

Historique des tournées.Major Asse show

__Crée en mars 2008 à Yaoundé (Cameroun), ce spectacle a, en peu de temps fait l’objet d’une grande sollicitation. Après avoir été représenté plusieurs fois dans les plus grands théâtres Camerounais, il a été invité en France du 8 au 18 novembre 2008 par la région des pays de la Loire Atlantique au compte de la Semaine de la Solidarité Internationale. Au total six représentations. Deux à l’hémicycle de Nantes (8 et 12 nov.), une au lycée David d’Angers, (13 nov.), une au théâtre municipal de la Roche sur Yon (14 nov.), une au théâtre de la ville de la Flèche (17 nov.), une au théâtre du tiroir à Laval (18 nov.) Chaque représentation était suivit d’un débat sur le thème général de cette semaine : différents et solidaires. Major Asse En mars 2009, ce spectacle est invité en Espagne par le Consulat Général de France à Bilbao à l’occasion de la semaine de la francophonie. Plusieurs représentations dans les alliances franco-espagnoles. Santiago de compostela, fondation Caixa Galicia Rua (23 mars), la deuxième a eu lieu à Bilbao précisément à l’université de Deusto, (24 mars), la troisième à San Sebastian (centre culturel Okendo, 25 mars). La quatrième représentation est organisée dans la ville de Santander (IES Santa Clara, 26 mars)), la dernière représentation se fera le 27 mars dans le grand théâtre de l’Institut Français de Madrid dans le cadre d’un mini festival d’humour francophone. moi Dans le même esprit, ce spectacle est accueillit au festival international Komidi organisé en avril 2009 par la mairie de St Joseph à l’Ile de la Réunion. Les quatre représentations annoncées sont réservées des mois en avance par une foule de spectateurs impatients. La première s’est jouée le dimanche 19 avril à l’Usine. Les trois autres représentations ont eu lieu respectivement à l’auditorium Harry Payet (21 et 24 avril), au théâtre le Fangourin à la petite île (22 avril).

 Le texte :

« Gaston Kelman a écrit un livre provocateur dont le mérite incontestable est de rappeler que le débat sur l'intégration n'est pas qu'un problème de foulard et de religion. C'est aussi une histoire de vérités vraies que l'auteur se fait fort de balayer avec un art consommé de la formule. Le chapitre intitulé «Je suis noir et j'en ai une petite» témoigne de son sens du raccourci. » L’express

L’auteur : « Du Cameroun à Évry, Gaston Kelman cultive des racines mobiles et des héritages multiples qui n'ont rien à voir avec la couleur de sa peau. L'auteur de Je suis noir et je n'aime pas le manioc et de Au-delà du noir et du blanc revendique la liberté de choisir ce que l'on garde d'une culture ou non. Avec un humour provocateur invitant tous les esprits chagrins qui le renvoient sans cesse à ses origines à regarder vers l'avenir. » Altérités major a L'acteur " …son sketch sur l’œuvre de Gaston Kelman « je suis noir et je n’aime pas le manioc » fut applaudi. S’accaparant du costume de ces « moins que rien » qui passent leur temps à longueur de journée à cultiver le complexe d’infériorité raciale, le jeune homme a fait rire. Pendant plus d’une heure d’affilée. Multipliant les entrées pour enfin déboucher sur ce qu’un spectateur n’a pas manqué d’évoquer comme étant « l’existence d’une seule race : la race humaine" Mutations

« Il est le type de personne à vous porter des lunettes de soleil quand le ciel est tout gris. Normal. Major Asse, de son nom de baptême Asse Eloundou Patrice Major, est un personnage peu conventionnel, à l’image des humoristes Coluche ou encore Dieudonné Mballa Mballa, ses modèles en la matière. »
                                                                                                             Cameroun Tribune

lundi, mai 12 2008

Edito

p ed

L’Afrique survivra

Les textes ci-dessous ont respectivement reçu le 13 janvier 2007, le Prix de la francophonie de la Taverne aux poètes d’Angers (France). Et le grand prix de poésie jeunesse Castello Di Duino en mars 2010 en Italie. Il s'agit du plus important concours de poésie jeunesse au monde selon l'UNESCO. Leurs couleurs témoignent de la rage, de la détermination et du tonnerre qui plante en moi, les foudres de son courroux. Notre continent est beau ! Vraiment beau ! Beau et fort et riche de sa dynamique jeunesse qui n’est ni "racaille" ni "sacrifiée". Car on ne sacrifiera jamais le génie. Le génie ne sera jamais l’apanage de la populace au sens le plus caricatural du mot. Et toujours, il échappera aux assauts des kamikazes du progrès social en Afrique. J’appelle toute la jeunesse Africaine à s’unir dans le travail, à forger sans cesse. Enfin, nous demandons à la France de cesser de soutenir ces dictateurs qui nous pourrissent le squelette. Ce n’est qu’à ce prix que l’immigration clandestine, cette autre forme d’humiliation, de sodomie à la con, d’esclavage (le travail au noir), de génocide programmé des Noirs, fléchira. La jeunesse africaine a faim et soif. Faim de justice et de paix. Soif de vie et de progrès. Que chacun de nous, selon son corps de métier, l’exprime. Moi j’ai la scène et je l’aurai toute ma vie. Mes one man show seront toujours "la voix des sans voix".

L’Afrique survivra

Contre les Contres Contre les Cancres Cancres et Contres L’Afrique survivra

Contre guerres et génocides Et la vague de prédateurs mains basses Sagaie flanquée dans le flanc L’Afrique survivra

Contre gravats et savates

Contre les Contres Contre les Cancres Cancres et Contres L’Afrique survivra

L’Afrique survivra

Elle trouvera son itinéraire Au bout de la nuit persistante Et du fond de l’essoufflement Jaillira prospère le soleil Comme une ronde dansante

L’Afrique survivra

Contre gravats et savates

Contre les Contres Contre les Cancres Cancres et Contres L’Afrique survivra

L’Afrique survivra

art La métaphore du vestige collectif

Tandis qu’au nord L’Europe proclame ses G7 Au sud L’Afrique coïte avec l’indigence Dans les draps putrides des bourbiers

Peuple vidé jusqu’à la lie Comme un pot de nuisance

L’abîme épie et tapisse nos pas L’espérance nous a sevré de son soleil Nous expirons le crime de notre présence inopportune

Dans la rue La guenille de la complainte Brûle son torchon de colère Et toujours oui toujours Le jaune sourire de nos Guinées en kalachnikov Cuisine des boucheries humaines Dans des foyers incandescents des dictatures

Le cœur de la mort a planté en nous L’amplificateur de ses martèlements permanents Nous sommes la métaphore du vestige collectif Et l’ombre des tombes inédites

Tandis qu’au nord Les citadelles bisent le ciel Au sud Les taudis crèvent la vue Mais le politique Kalachnikov au poing Clame la paix

Tandis qu’au nord L’Europe brille plus de mille feux Au sud L’Afrique sombre

                          Sombre
                                    Sombre

lundi, mai 5 2008

Mon CV

CURRICULUM VITAEmm ouest france

Nom : Asse Eloundou

Prénom : Patrice Major

Nom d’artiste : Major Asse

Date et lieu de naissance : 18 juin 1983 à Yaoundé

Nationalité : Camerounaise

Contact professionnel: Marc Mercier, 6, rue de la Vigne 44700 Orvault (France). Email: essingan44@yahoo.fr Tel: (+33) 06 28 73 36 62 Blog : http://rirenoire.theatre-contemporain.net Contact personnel: s/c centre culturel Français BP 513 Yaoundé - (Cameroun). Tel: (00237) 96 37 25 18 ; Email : asse_major2002@yahoo.fr Major Asse EXPERIENCES PROFESSIONNELLES :

Mon à moi, spectacle en diffusion, one man show écrit interprété par Major, meilleur spectacle d'humour camerounais en 2009

Juillet 2009 : Avant de me rapatrier, one-man-show écrit et interprété par Major Asse – centre culturel français de Yaoundé-

06 – 25 juillet : fescarhy (festival International de la caricature et de l’humour de Yaoundé). (Trois représentations).

27 – 30 juillet : festival international tous sur scène. (Quatre représentations).

Mai 2009 : stand up show night, spectacle commun avec Valery Ndongo et Wakeu Fogaing, tournée des Centres culturels français du Cameroun

Mars 2009 : tournée en Espagne et en France à l’occasion de la semaine de la francophonie. Je suis noir et je n’aime pas le manioc, one-man-show écrit par Gaston Kelman, interprété et mis en scène par Major Asse. (Sept représentations). Invitation du consulat de France à Bilbao.

Avril 2009 : festival International d’humour Kom i DI, Ile de la Réunion – quatre représentations - (France). Invitation de la mairie de Saint Joseph.

Novembre 2008 : Semaine de la Solidarité Internationale en France avec Je suis noir et je n’aime pas le manioc, one-man-show écrit par Gaston Kelman, interprété et mis en scène par Major Asse (six représentations). Invitation de la Région des Pays de la Loire.

Décembre 2008 : Centre Culturel Français de Douala. Je suis noir et je n’aime pas le manioc, one-man-show écrit par Gaston Kelman, interprété et mis en scène par Major Asse

Juillet 2008 : Festival International d’humour Yaoundé Fou rire. Je suis noir et je n’aime pas le manioc Écrit par Gaston Kelman, mis en scène et interprété par Major Asse ; Juin 2008 : première de Je suis noir et je n’aime pas le manioc! Centre Culturel Français de Yaoundé.

Février 2007 : chuis pas fou, moi ! One-man-show écrit, mis en scène et interprété par Major Asse, tournée nationale.

mars 2007 : festival International les Cabarets Francophones avec (Cameroun) avec Chuis pas fou, moi ! entier Avril 2007 : Festival International Abok i Ngoma (Cameroun) avec chuis pas fou, moi !

juillet 2007 : chuis pas fou, moi ! Centre Culturel Français de Yaoundé.

septembre 2007 : Rencontres Internationales Corps et Gestes (Cameroun) avec chuis pas fou, moi !

octobre 2007 : chuis pas fou, moi ! Centre Culturel Français de Yaoundé

Juillet 2005 : la guerre du fer. Texte et mise en scène d’Essindi Mindja, fauché par la maladie, Major Asse est absent au Festival de la Madeleine à Montargis

Avril 2004 : tournée française avec Qui parle donc couleur, texte collectif (JC Awono, Jonh Shady, Bernard Dadier), interprété et mis en scène par Major Asse

Août 2001 : tournée nationale avec Manyan Mazu, duo écrit, mis en scène par Major Asse et interprété avec Samuel Njehoya.

                       Major Asse                                      
Stages et formations :

Mai- juillet 2005 : le texte d’humour et le jeu comique animé par Essindi Mindja (Cameroun)

Juillet 2004 : le comédien et la scène ; le jeu d’acteur, animé par l’Association Camerounaise des Professionnels du Théâtre. (Cameroun)

Avril 2004 :

            l’écriture comique et la scène, Bois-Colombes (France)

Juin – juillet 2004 : le rire au théâtre animé par Nadine Walsh (Canada)

Février 2002 - 2003 : formation sur les techniques de mise en scène, dirigée par Georges Decaux et Katia Marlène (Cameroun)



jj Distinctions

02 décembre 2007 : humoriste Africain de l’année 2007 du Comité de l’Excellence Africaine.

24 mars 2007 : deuxième Prix du meilleur sketch du festival International Les Cabarets Francophones (Cameroun)

13 janvier 2007 : Grand Prix de la Francophonie, Taverne aux Poètes d’Angers (France)

Mai 2005 : lauréat du Festival des Arts et du Théâtre pour l’Enfant Africain. (Togo)

Mars 2004 : prix de la meilleure déclamation poétique, la Ronde des Poètes (Cameroun)

04 août 2001 : prix d’Excellence poétique, Ronde des Poètes (Cameroun

Textes



Major Asse a écrit plusieurs textes et articles qui ont été édités dans des revues au Cameroun et ailleurs. Il a longtemps été chroniqueur culturel dans le magazine Camerounais Recréation.

Avant de me rapatrier, sketch, 2008, en tournée.

Comme les blancs, sketch, 2008, inédit.

Chuis pas fou, moi ! Sketch, 2007. Deuxième prix du Festival international les cabarets francophones, grand prix Africain d’humour 2007.

Kamikaze, sketch, 2007, inédit.

L’Afrique survivra, poésie, 2007. Prix de la Francophonie. En cours d’édition, Amawouli, février 2010 (France).

Nomades de la république, poésie, 2005, inédit.

Roulement de mon sang, poésie, 2004, inédit.

Et le soleil se mit à briller la nuit, roman en cours d’édition aux éditions Amawouli, février 2010 (France).

samedi, mai 3 2008

Major Asse vu par la Presse

eeeRevue de presse.

PRESSE FRANCAISE « Un spectacle destiné à balayer les préjugés. Et le voici sur scène –au théâtre municipal de la Roche-surYon - pour un one-man-show hilarant et décapant, pour une prestation qui est comme un acte de naissance que l’artiste se fabrique pour se faire une identité, s’inventer des attitudes, un langage. Il se construit un personnage multiple dans des postures où chaque spectateur trouverait assurément celles qui lui évoquent des travers dans lesquels il lui arrive de tomber lui-même. Du coup, pauvres de nous humains si fiers de nous-mêmes, si imbibés de préjugés à l’égard des autres (surtout quand ils sont noirs), on éclate bien souvent de rire » L’Echo de l’Ouest moi Où trouve-t-on un noir honnête ? Au cimetière. Pourquoi un noir surdoué est content quand il a terminé un puzzle en trois ans ? Car sur la boîte c’est noté 4 à 6 ans, des phrases de ce genre sont nombreuses dans le spectacle « je suis noir et je n’aime pas le manioc » que Major Asse a donné sur la scène du théâtre Yonnais, vendredi (…) Originaire du Cameroun, l’homme est arrivé en France en 2004 après des études artistiques et théâtrales dans son pays. Comme sa peau noire lui posait problème, sa première pièce était « qui parle donc couleur ». « J’ai toujours milité pour cette cause. Je veux prouver que l’Afrique n’est pas un enfer » Ouest-France

PRESSE CAMEROUNAISE « Major Asse est un drôle de personnage. D’aucuns diraient adapté. Un de ceux qui occupent la scène, la dominent même. Maître de son jeu de jambes, de sa gestuelle, de son débit, du ton et du temps de ses séquences… L’humoriste en question est un bout d’homme, tout juste le mètre dépassé, regard vif comme drogué, cheveux hirsutes» Le jour N°16 du lundi 08 octobre 2007, P. 13.

« Major Asse est un artiste humoriste, à l’image de Essindi Mindja dont il a vécu les dernières heures en 2005...comme depuis quelques mois, Major Asse sera face au public du Centre Culturel français François Villon de Yaoundé, pour un autre spectacle... » Mutations N°2004 du Mercredi 03 octobre 2007.

« Il y avait du monde jeudi dernier à l’auditorium du centre culturel français de Yaoundé. Les amoureux des arts vivants sont venus découvrir le jeune comédien Major Asse, dans un one man show très endiablé. Présenté par Culture Spectacle et les Vérandas, l’un des dignes héritiers du feu Essindi Mindja a gratifié le public de son spectacle intitulé : cuis pas fou, moi ! La pièce raconte l’histoire troublante d’un jeune africain en proie à la misère. Pour lui, l’aventure tourne au drame lorsque, orphelin de père et de mère, il est enrôlé dans la rébellion. Il n’a que dix ans. Après un voyage ‘’artistique’’ en occident, à son retour, il est prit pour un ‘’fou’’ par sa famille et ses copains. D’espoir fou en désir de conquête de sa place, dans la société, le jeune orphelin prend conscience de sa véritable identité. Le spectacle est un régal artistique. L’intrigue captive d’entrée de jeu ; autant par son contenu que par la cadence et le rythme du jeu du comédien. Le décor est très dépouillé. Il permet à l’humoriste de faire un grand étalage de son talent Et offre une meilleure et dynamique visibilité de la mise en scène. Major Asse n’est pas à son premier succès. Il est lauréat 2007 des cabarets francophones… » Le Messager n° 2472 du lundi 08 octobre 2007.

« Major Asse L’humoriste à la satire acerbe. Il était l’une des têtes d’affiche du festival d’humour ‘’yaoundé fou rire’’ le mois dernier.

‘’Major asse déploie beaucoup d’énergie sur le plateau. Laquele énergie nous happe comme si nous étions hypnotisés par une présence’’. tel est le commentaire que le metteur en scène Martin Ambarra faisait après le spectacle de cet humoriste au centre culturel camerounais lors du tout premier festival d’humour du Cameroun, Yaoundé fou rire en novembre dernier (…)Ce journaliste est également détenteur de plusieurs trophées : prix de la francophonie, Taverne aux poètes d’Anger (France) en janvier 2007, lauréat du concours du meilleur sketch des cabarets francophones en mars 2007, lauréat du festival des Arts et du théâtre pour l’Enfant Africain (fatea) en mai 2005… » Mutations N° 2049 du jeudi 06 décembre 2007.

vendredi, mai 2 2008

Invitation

A tous les fans!

mmLes dates des prochains stand up night show avec mon collègue Valery Ndongo sont connues. Le 30 avril et le 1er mais 2010au centre culturel Petit tam-tam de Yaoundé et 14 mai au Centre Culturel français de Douala, 19 heures. Comme d'habitude ces spectacles seront précédés de deux sessions de formations pour les humoristes en herbe. Vous pouvez déjà nous contacter pour plus d'infos!

Humoristiquement