je vous annonce avec beaucoup de plaisir la publication dans quelques jour de mon sketch: Mon blanc à moi! En deux versions: DVD vidéo et en version livre de poche. Je vous laisse ici le préabule. Bonne lecture.
Préambule
Le rire est une drogue. Quand on en prend, on rigole à vices déployés. Le rire c’est aussi une transe. Quand elle vous prend la tête, vous tremblez jusqu’à la pointe des pieds ! Je voudrais, au-delà de toutes les théories savantes sur l’écriture comique, pratiquer un art somme toute complexe. Cette modeste pièce a saoulé de rire plus d’un d’entre vous en salle. L’occasion m’est ainsi donner pour vous dire que vos encouragements me vont droit au cœur. Puisque seuls les écrits ne s’envolent pas comme les paroles, j’ai choisis de publier Mon blanc à moi et « rire pour cacher une envie de pleurer. De rage, de dépit » (Les méduses). Ce travail, comme tout labeur de l’esprit, porte sans doute en lui-même, les germes de sa propre déchéance. Il faut le reconnaitre. Il appartient donc à chacun de nous de l’enrichir de son expérience personnel au lieu du contraire. Son mérite sera tout de même de s’être érigé en terre vierge ; aucune approche de son genre ne l’ayant jamais précédé dans le paysage comique Camerounais depuis l’époque des pionniers comme Jean Miché Kankan, Essindi Mindja, Kouokam Narcisse et tous ces loups de notre scène du rire.
L’histoire de ce sketch remonte en mars 2009. J’arrive en France en provenance d’une tournée en Espagne au mois de mars. Je séjourne chez Marc Mercier, mon manager à Nantes. Un mordu de l’art camerounais qui vient de créer l’association Essingan pour promouvoir les artistes camerounais dans sa région. Comme c’est un habitué de site de rencontres, il me parle de temps en temps de son expérience. Et quand il va au boulot, je m’en inspire et je note des bouts de phrases. Les deux premiers paragraphes du sketch : Les noirs m’ont déçu et les blancs me montrent le feu ! ont été écris chez lui.
Quelques jours plus tard, je reprends la route de Barcelone. J’y arrive un jour avant mon vol pour le Cameroun et je passe la nuit chez un ami. Là c’est la totale. Le mec m’amène visiter quelques bars. Vers une heure du matin, nous revenons dans son appartement. Et là, il me dit : « Major, je vais emmerder une Africaine sur Internet ». Il se met en petite culotte et s’installe devant son ordinateur. Il allume sa webcam et tombe sur une camerounaise. L’échange prend des tournures chaudes. Et comme dans un film, je vois la fille toute nue, exhibant ses parties intimes dans la webcam. Mon ami espagnol se tord de rire en me faisant remarquer que pour avoir un blanc, ces filles noires « qui croupissent dans la misère » sont prêtes à tout. Je me sens humilié, blessé au plus profond de moi. Je vais au lit, mais je ne trouve pas le sommeil. Le lendemain, durant le vol de Barcelone à Yaoundé, je pense sans cesse à cette fille et je me dis au plus profond de moi-même : il faut agir, il faut faire quelque chose.
Et une fois au Cameroun, j’entreprends de faire le tour des cybercafés. Pendant trois mois, j’écume ces endroits où les préjugés entre deux races sœurs ont la peau dure. Et au final, ce texte, cette larme de rire qui a coulé, qui coule, qui coulera…
L’auteur.

Suite à un une série d’aventures plus ou moins bonnes avec des Blancs qu’elles ont rencontrées dans des sites d’échange sur Internet,

En mars 2009, ce spectacle est invité en Espagne par le Consulat Général de France à Bilbao à l’occasion de la semaine de la francophonie. Plusieurs représentations dans les alliances franco-espagnoles. Santiago de compostela, fondation Caixa Galicia Rua (23 mars), la deuxième a eu lieu à Bilbao précisément à l’université de Deusto, (24 mars), la troisième à San Sebastian (centre culturel Okendo, 25 mars). La quatrième représentation est organisée dans la ville de Santander (IES Santa Clara, 26 mars)), la dernière représentation se fera le 27 mars dans le grand théâtre de l’Institut Français de Madrid dans le cadre d’un mini festival d’humour francophone.
Dans le même esprit, ce spectacle est accueillit au festival international Komidi organisé en avril 2009 par la mairie de St Joseph à l’Ile de la Réunion. Les quatre représentations annoncées sont réservées des mois en avance par une foule de spectateurs impatients. La première s’est jouée le dimanche 19 avril à l’Usine. Les trois autres représentations ont eu lieu respectivement à l’auditorium Harry Payet (21 et 24 avril), au théâtre le Fangourin à la petite île (22 avril).
L'acteur
" …son sketch sur l’œuvre de Gaston Kelman « je suis noir et je n’aime pas le manioc » fut applaudi. S’accaparant du costume de ces « moins que rien » qui passent leur temps à longueur de journée à cultiver le complexe d’infériorité raciale, le jeune homme a fait rire. Pendant plus d’une heure d’affilée. Multipliant les entrées pour enfin déboucher sur ce qu’un spectateur n’a pas manqué d’évoquer comme étant « l’existence d’une seule race : la race humaine" Mutations
La métaphore du vestige collectif

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES :
Avril 2007 : Festival International Abok i Ngoma (Cameroun) avec chuis pas fou, moi !
Distinctions
Revue de presse.
Où trouve-t-on un noir honnête ? Au cimetière. Pourquoi un noir surdoué est content quand il a terminé un puzzle en trois ans ? Car sur la boîte c’est noté 4 à 6 ans, des phrases de ce genre sont nombreuses dans le spectacle « je suis noir et je n’aime pas le manioc » que Major Asse a donné sur la scène du théâtre Yonnais, vendredi (…) Originaire du Cameroun, l’homme est arrivé en France en 2004 après des études artistiques et théâtrales dans son pays. Comme sa peau noire lui posait problème, sa première pièce était « qui parle donc couleur ». « J’ai toujours milité pour cette cause. Je veux prouver que l’Afrique n’est pas un enfer »
Ouest-France
Les dates des prochains stand up night show avec mon collègue Valery Ndongo sont connues. Le 30 avril et le 1er mais 2010au centre culturel Petit tam-tam de Yaoundé et 14 mai au Centre Culturel français de Douala, 19 heures. Comme d'habitude ces spectacles seront précédés de deux sessions de formations pour les humoristes en herbe. Vous pouvez déjà nous contacter pour plus d'infos!